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Idées et actualités Numéro 5: Automne 2002

La révision de la procédure civile au Québec, un processus nécessaire


Me Anthony Russell, Direction de la recherche et de la législation ministérielle, Ministère de la Justice du Québec

Selon le préambule de l’Ordonnance de Louis XIV d’avril 1667 sur la procédure civile, la justice est le plus solide fondement de la durée des États. Malgré ce constat, elle n’est pas une institution immuable. Au contraire, sous l’impulsion de diverses forces sociétales, la procédure civile se redéfinit, se réoriente, se modernise. En effet, depuis sa première codification en 1866 [ 1 ], la procédure civile au Québec en est, avec l’adoption de nouveaux codes en 1897 [ 2 ], puis en 1965 [ 3 ], à sa troisième révision. À l’instar de la révision entreprise en 1897, la révision actuelle vise à simplifier l’accès à la justice et à réduire les délais [ 4 ], mais elle a également comme objectifs d’établir une justice plus efficace et moins coûteuse susceptible d’améliorer l’accès à la justice et d’accroître la confiance des justiciables dans le système de justice.

La nécessité de la révision de la procédure civile
Le Code de procédure civile actuellement en vigueur au Québec a été adopté en 1965. Au fil des ans, il a fait l’objet de modifications multiples. Nombre de procédures nouvelles y ont été ajoutées et se sont superposées sans que l’intégration soit toujours achevée. Pensons par exemple au Livre Vlll sur le recouvrement des petites créances, en 1971, au Livre lX sur le recours collectif, en 1978 [ 5 ], au Titre IV du Livre V sur les procédures en matière familiale, en 1982, au Livre Vll sur l’arbitrage, en 1986, aux diverses modifications touchant l’appel, en 1995, et à la procédure allégée, intégrée au Code en 1996, pour ne nommer que celles-là.

Afin de procéder à la nécessaire révision du Code, le ministre de la Justice a mis sur pied le Comité de révision de la procédure civile, en juin 1998. Tel que le Comité le constatait, « ces modifications et ajouts, souvent destinés à combler des lacunes découlant d’un processus formel parfois trop complexe et parfois intégrés imparfaitement aux règles existantes, ont provoqué des changements majeurs en matière de procédure et fait du Code une loi » [ 6 ] hétéroclite. De plus, ils ne facilitent pas la tâche des disciples de Thémis, ni celle du néophyte qui souhaite exercer lui-même un recours en justice.

Ainsi, « alors qu’en 1965, lors de l’adoption du Code, le législateur conservait la déclaration jointe au bref comme modèle privilégié de procédure introductive d’instance, de plus en plus de recours sont maintenant introduits par requête entraînant l’application de règles multiples et différentes » [ 7 ]. En outre, « cette multiplicité de procédures introductives et de règles a contribué à accroître la complexité de l’instance civile [ce qui] constitue en soi un élément dissuasif susceptible d’expliquer, du moins en partie, la diminution du nombre de causes entendues par les tribunaux » [ 8 ]. Enfin, cette multiplicité de procédures « donne souvent ouverture à des débats judiciaires où les questions de forme l’emportent sur le fond, entraînant des délais et des coûts additionnels pour le justiciable » [ 9 ]. En effet, parmi les délais pouvant être tributaires des règles de procédure, ceux pris pour mettre la cause en état d’être étendue, c’est-à-dire la période pendant laquelle les parties et, le cas échéant, leurs procureurs s’échangent des actes de procédure et se communiquent des informations pour préparer, notamment l’audition de la cause, relève généralement de leur volonté et de leur capacité d’agir rapidement.

Par ailleurs, l’avènement des chartes [ 10 ], « la réforme du Code civil, l’apport des technologies de l’information, la mondialisation du droit [ 11 ] et les changements profonds survenus dans les valeurs sociales traditionnelles n’ont cessé de requérir de nouvelles mesures législatives » [ 12 ].

D’où l’importance de revoir le Code afin d’en renouveler les règles dans un ensemble mieux intégré et dont l’accès est plus facile.


Le Comité de révision de la procédure civile
Les travaux du Comité ont débuté le 27 août 1998 et se sont échelonnés sur un peu plus de trois ans. Outre son président, le professeur Denis Ferland de l’Université Laval, le Comité était composé de membres de la magistrature, du Barreau du Québec et des représentants du ministère de la Justice.

Le Comité avait pour mandat de revoir les règles de procédure afin d’en limiter le nombre, de simplifier et d’alléger les voies de procédure et de tenir compte des modes amiables de règlement des litiges ou de déjudiciarisation afin, entre autre, d’« […] assurer un meilleur équilibre entre les parties et le tribunal et de tenir compte des attentes et besoins des magistrats, des avocats, des justiciables et des autres intervenants de la justice » [ 13 ].

« Dès le début de ses travaux, le Comité, prenant en considération les objectifs visés par le Ministre dans le mandat qu’il lui confiait, a identifié les enjeux de l’exercice auquel il était convié, soit assurer l’accessibilité de la justice civile, la célérité du processus, l’équilibre des droits et obligations entre tous les intervenants et le respect de l’ordre public et de la paix sociale, à fin d’offrir un service public de qualité, le tout en respectant les droits et libertés des personnes. Tenant compte de ces enjeux, des constats qu’il a fait et des tendances contemporaines se dessinant dans d’autres ressorts, dont il a pris connaissance, le Comité a dégagé les éléments majeurs d’une nouvelle « vision » de la procédure civile » [ 14 ]. Ainsi, les orientations privilégiées élaborées par le Comité dans son rapport, c’est-à-dire ses recommandations, s’articulent toutes autour de 5 thèmes majeurs : le respect des personnes, la responsabilisation des parties, l’intervention accrue du juge, la proportionnalité de la procédure et l’ouverture aux technologies de l’information.

En outre, le Comité devait avoir le souci de placer le citoyen au cœur de la révision. Il est important de souligner que le mandat du Comité consistait à réviser la procédure civile et non à procéder à une réforme de la justice civile dans sa globalité.


Les travaux du Comité
Dans le cadre de ses travaux, le Comité a tenu 112 séances. Afin de s’assurer de la pertinence sociale de la révision et de mieux connaître le contexte social dans lequel la révision du Code s’inscrit, le Comité a rencontré des sociologues ainsi qu’un historien du droit. Dans la poursuite du même objectif, le Comité a pu bénéficier d’une étude visant à « énoncer et justifier des principes qui expliciteraient la conception générale du système de justice civile et la place des tribunaux judiciaires au sein de ce système » [ 15 ].

La Comité a aussi tenu à vérifier la pertinence juridique de la révision entreprise. « Pour alimenter sa réflexion et ses discussions à cet égard, le Comité a bénéficié de l’apport d’une équipe de juristes du Ministère de la Justice affectée aux travaux du Comité, qui a notamment préparé de nombreux documents d’orientation et fourni des textes en vue de la rédaction du Document de consultation et du Rapport final. Ces textes ont été élaborés à partir de constats de difficultés soulevées par le Code, d’une analyse comparative des règles applicables en matière de procédure dans d’autres provinces canadiennes ainsi que dans certains États étrangers tels que les États-Unis, la France, l’Angleterre, l’Australie et la Suisse » [ 16 ]. Dans le cadre de cette analyse, il fut également tenu compte de rapports récents portant sur la justice civile dont le Rapport du Groupe de travail de l’Association du Barreau Canadien sur les systèmes de justice civile [ 17 ], ou Rapport Blair [ 18 ], le Rapport Woolf [ 19 ] (Access to Justice) et le Rapport du Groupe de travail sur l’accessibilité à la justice ou Rapport Macdonald [ 20 ].

Parallèlement à cette démarche, le Comité avait constitué quatorze groupes de discussion sur des thèmes spécifiques auxquels ont participé plus de 150 juristes choisis parmi les intervenants judiciaires traditionnels. Chacun de ces groupes était présidé par un membre du Comité de révision.

Ces démarches, jumelées à l’analyse de certaines données statistiques confectionnées à partir des greffes informatisés des tribunaux, ont permis au Comité de rédiger un Document de consultation [ 21 ] qui a été remis au ministre de la Justice le 24 février 2000 et à partir duquel des consultations élargies ont été tenues.

Puisque les citoyens devaient être au cœur de la révision, le Comité devait, dans l’exécution de ses travaux, obtenir leur point de vue ainsi que celui des intervenants judiciaires. Pour ce faire, outre les rencontres avec les quatorze groupes de discussion, le Comité a consulté les représentants de groupes sociaux intéressés par la justice civile tels les associations de consommateurs, les groupements de promotion des droits de la personne ou de soutien devant les tribunaux, les syndicats, les magistrats, les avocats et les officiers de justice, les notaires et les huissiers et les représentants d’autres groupes et intervenants dans le système de justice, tels les médiateurs, travailleurs sociaux, psychologues et sténographes. Ces consultations, tenues principalement aux mois de juin, septembre et novembre 2000, ont permis de recueillir les commentaires de 60 personnes ou organismes.


Le rapport final du Comité
À la suite de ces diverses consultations, le Comité a remis son rapport final au ministre de la Justice le 28 août 2001. Ce rapport contient quelque 327 recommandations et fait état des analyses et réflexions du Comité. Le rapport est divisé en trois grandes parties : 1) les constats, 2) la nouvelle vision de la procédure civile et 3) les orientations privilégiées.

Ce rapport dresse les constats du Comité sur la diminution du nombre des instances portées devant le tribunal, le coût de la justice comme frein à l’accessibilité, la complexité du droit comme élément dissuasif, les délais de la justice et certaines difficultés liées au respect des personnes, à la responsabilisation des parties et à l’administration de la justice. Il présente une nouvelle vision de la procédure civile eu égard à l’intervention accrue du juge, à la proportionnalité de la procédure et à l’ouverture aux technologies de l’information. Il indique aussi les objectifs de la révision, soit l’humanisation de la justice, la célérité du processus et la diminution des coûts de la justice.

Les orientations du Comité se retrouvent dans sept chapitres :

  1. Les valeurs de justice, les principes directeurs et les règles générales (24 recommandations);

  2. La compétence et l’organisation des tribunaux (57 recommandations);

  3. L’introduction et le déroulement de l’instance (47 recommandations);

  4. L’administration de la preuve (24 recommandations);

  5. Le jugement, les dépens et les moyens de contester le jugement (20 recommandations);

  6. Les matières particulières : les matières non contentieuses, les matières familiales, le bornage, les arbitrages, le recouvrement des petites créances, le recours collectif, les mesures provisionnelles et le droit international privé (98 recommandations);

  7. L’exécution des jugements (57 recommandations).

Il recommande une révision complète de la procédure civile et souhaite que la révision du Code de procédure civile permette le développement d’une nouvelle culture judiciaire dont les premiers bénéficiaires seraient les citoyens.


Le projet de loi n° 54
À la suite de la remise du rapport final du Comité, le projet de loi no 54 intitulé Loi portant réforme du Code de procédure civile a été présenté à l’Assemblée nationale le 13 novembre 2001. Il a été adopté le 6 juin et sanctionné le 8 juin 2002.

La Loi portant réforme du Code de procédure civile [ 22 ] (la “Loi”) reprend la majorité des recommandations contenues dans le Rapport final du Comité. Toutefois, compte tenu de l’ampleur de la tâche à accomplir, elle constitue la première phase de la révision de la procédure civile au Québec.

Cette Loi entrera en vigueur le 1er janvier 2003, sauf les dispositions haussant la limite monétaire de compétence de la Cour du Québec de 30 000 $ à 70 000 $ et le seuil de compétence monétaire de la division des petites créances qui passe de 3 000 $ à 7 000 $, lesquelles sont entrées en vigueur à la date de la sanction de la loi, soit le 8 juin.

La Loi apporte des changements substantiels à la procédure civile actuelle et à la philosophie inspirant le Code, l’unification des procédures introductives d’instance constituant la pierre angulaire du futur code. Ainsi, à partir du 1er janvier 2003, la quasi-totalité des demandes en justice serat introduite par requête et sera présentée à une étape préliminaire au tribunal. Cependant, les demandes visant l’outrage au tribunal, l’habeas corpus, les matières non contentieuses et les petites créances, continueront d’obéir à leurs règles propres. De plus, toutes les demandes en justice devront être inscrites dans un délai de rigueur de 180 jours. Toutefois, lorsque la complexité de l’affaire ou des circonstances spéciales le justifient ou encore, si la partie démontre qu’elle a été, en fait, dans l’impossibilité d’agir, ce délai pourra être prolongé par le tribunal.

En outre, la Loi donne préséance à la contestation orale. Elle accroît les pouvoirs du tribunal au moment de la présentation de la demande, et ce, afin d’assurer le bon déroulement de l’instance. Ainsi, le tribunal pourra tenir une conférence de gestion particulière de l’instance, déterminer le calendrier des échéances, inviter les parties à s’entendre, soit par une conférence de règlement à l’amiable, soit par la médiation, procéder sur-le-champ à l’audition des moyens préliminaires, et enfin, déterminer la durée et le nombre des interrogatoires préalables.

S’inscrivant dans la lignée de la Déclaration de principe concernant les témoins et afin d’assurer le respect des personnes assignées à la Cour pour témoigner, la Loi contient l’obligation, pour la partie qui assigne un témoin, de lui avancer, pour la première journée de présence à la Cour, l’indemnité pour la perte de temps et les allocations pour les frais de transport, de repas et d’hébergement. En outre, compte tenu des coûts élevés et des délais souvent inutiles engendrés par les interrogatoires préalables, la Loi les supprime dans les litiges où la somme demandée ou la valeur du bien réclamé est inférieure à 25 000 $. Dans les autres cas, le tribunal peut en limiter la durée et le nombre en cas d’abus.

Toujours dans le but de limiter les coûts et d’éviter les délais inutiles, lorsque des expertises sont produites, le tribunal pourra ordonner aux experts de se réunir, même avant que la date pour enquête ou audition n’ait été fixée, afin de concilier leurs opinions. Par ailleurs, le tribunal pourra mitiger les dépens s’il estime qu’une expertise était inutile ou les frais déraisonnables.

Même si la Loi ne modifie pas la procédure générale d’appel, elle contient quelques innovations visant à faciliter et à accélérer le déroulement de l’instance en appel, et aussi à améliorer l’accès à la justice. Elle porte le seuil d’appel de plein droit de 20 000 $ à 50 000 $ et introduit la possibilité de tenir des conférences de gestion et des conférences de règlement à l’amiable.

Un autre volet majeur de la révision concerne les petites créances.
Les principaux problèmes constatés par les membres du Comité de révision de la procédure civile lors des consultations concernaient principalement les limites du champ d’application de ce système procédural particulier, l’absence d’un service de médiation et une intervention du greffier pour assurer l’exécution des jugements, et, finalement, la complexité du système et le manque d’informations données aux parties. Pour remédier à ces problèmes, la Loi porte notamment de 3 000 à 7 000 $ le montant maximal d’une créance admissible.

Par ailleurs, la loi introduit un service de médiation volontaire et gratuit, assuré par des juristes du secteur privé, accrédités par leur ordre professionnel, le Barreau du Québec ou la Chambre des notaires du Québec, selon le cas. La Loi, et il s’agit là d’une des demandes principales des associations de consommateurs, introduit la possibilité d’obtenir l’assistance des greffiers dans l’exécution des jugements. Elle introduit en plus la possibilité d’obtenir leur assistance à toutes les étapes de l’instance, y compris pour la préparation de la demande introductive et de la défense, sans qu’ils puissent donner, il va de soi, un avis juridique aux parties. Par ailleurs, lorsque le créancier du jugement est une personne physique, il pourra notamment s’adresser au greffier pour le faire exécuter.

Finalement, la Loi apporte des changements en matière de recours collectifs.
Afin de contrer une pratique qui s’était développée et qui donnait lieu à de multiples interrogatoires au stade de l’autorisation d’exercer un recours collectif, la Loi impose maintenant la contestation orale à cette étape des procédures. De plus, afin d’accroître l’accès à la justice et pour répondre à certaines revendications, la Loi permet aux personnes morales ayant 50 employés ou moins d’être membres d’un groupe exerçant un recours collectif. Cependant, elles ne pourront bénéficier de l’aide financière du Fonds d’aide aux recours collectifs qui demeure accessible aux personnes physiques et à certaines personnes morales, telles les coopératives, associations de salariées et personnes morales sans but lucratif. La Loi simplifie également les règles concernant les avis, qui pourront désormais être diffusés, notamment sur Internet.

Les étapes subséquentes
La réforme entreprise par la Loi portant réforme du Code de procédure civile, constituant une première étape, devra être complétée. La deuxième étape de la révision du Code consiste notamment en la réécriture des deux premiers livres, le premier portant sur les dispositions générales et l’autre sur la procédure en première instance, en y insérant, notamment, les règles nouvellement adoptées. Un document de consultation intitulé Mesures visant à instituer un nouveau Code de procédure civile et comportant une proposition quant aux deux premiers livres de ce Code a d’ailleurs été déposé à l’Assemblée nationale le 13 juin 2002 en vue d’une consultation générale.

Une troisième étape est envisagée, laquelle porterait notamment sur les dispositions particulières à certaines demandes, dont celles en matière familiale, en matière gracieuse, en droit international privé ou touchant les actions collectives (recours collectifs). Elle porterait également sur la révision des règles relatives à l’appel et à l’exécution des jugements. Ces règles devront être adaptées aux nouvelles règles qui auront été adoptées lors des deux premières étapes.

Dès lors, le nouveau code, inspiré par une nouvelle philosophie et rédigé dans un langage plus accessible, constituera un tout cohérent, moderne, adapté aux réalités de la pratique du XXle siècle et qui devrait contribuer de façon significative à faciliter l’accès à la justice tout en réduisant les coûts et les délais qui y sont associés.

Le 26 juin 2002


Notes en fin de texte

  1. Acte concernant le Code de procédure civile du Bas-Canada, S.R.B.C. 1866, c. 25. Retour au texte

  2. Loi concernant le Code de procédure civile de la province de Québec, S.Q. 1897, c. 48. Retour au texte

  3. Code de procédure civile, S.Q. 1965, c. 80. Retour au texte

  4. Débats de l’Assemblée législative, 8e législature, 4e session, 1895, (texte établi par Jean Boucher : Québec, 1980) à la p. 102. Retour au texte

  5. À l’époque, le législateur innovait puisque le Québec fut la première province canadienne à se doter de règles « modernes » sur le sujet. Depuis, quelques provinces ont emboîté le pas, dont l’Ontario en 1992, la Colombie-Britannique en 1995, la Saskatchewan et Terre-Neuve en 2001. Au Manitoba, un projet de loi sur le recours collectif a été déposé le 14 mai 2002. Il est actuellement au stade de la seconde lecture : en ligne : <http://www.gov.mb.ca/leg-asmb/hansard/3rd-37th/vol_036a/h036a.html#dtr> (date d’accès : 19 juin 2001). Retour au texte

  6. Comité de révision de la procedure civile, Une nouvelle culture judiciaire (Ministère de la Justice : Québec, 2001), à la p. 1. [ci-après Une nouvelle] Le rapport est aussi disponible en ligne : <http://www.justice.gouv.qc.ca/francais/ministere/dossiers/crpc/nouv-culture/proc-civile.htm> (date d’accès : 18 juin 2002). Un sommaire en langue anglaise est aussi disponible sur le site Internet du ministère et peut être consulté à l’adresse suivante : <http://www.justice.gouv.qc.ca/anglais/pdf-a/sommaire-a.pdf> (date d’accès : 18 juin 2002). Retour au texte

  7. Ibid. à la p. 1 et 2. Retour au texte

  8. Ibid. à la p. 109. Retour au texte

  9. Ibid. Retour au texte

  10. Charte des droits et libertés de la personne, L.R.Q., c. C-12; Charte canadienne des droits et libertés, Partie I de la Loi constitutionnelle de 1982 sur le Canada [annexe B de la Loi de 1982 sur le Canada (1982, R.-U., c. 11)] Retour au texte

  11. C. L’Heureux-Dubé, Les défis de la magistrature à l’ère de la Charte, Allocution à la session plénière du Congrès du Barreau du Québec, tenue au Mont-Tremblant, le 1er juin 2000. Voir aussi l’allocution prononcée par madame Linda Goupil, alors qu’elle était ministre de la Justice, à l’occasion de la Session conjointe de formation continue du Barreau du Maine, du Barreau de Québec et du Barreau canadien, à Beaupré, le 16 février 2001 en ligne : <http://www.justice.gouv.qc.ca/francais/ministre/discours/2001/010216.htm> (date d’accès : 18 juin 2002). Retour au texte

  12. Une nouvelle, supra note 6 à la p. 2. Retour au texte

  13. Devis de projet de la révision de la procédure civile (Ministère de la Justice : Sainte-Foy, 1998). Ce qui inclut notamment, en terme de droit substantif, de revoir les principes directeurs du Code de procédure civile, la compétence des tribunaux, le rôle des divers acteurs et intervenants de justice, d’évaluer et de revoir les procédures introductives d’instance, dont la procédure allégée et la requête, de revoir les règles particulières prévues par le code, entre autres celles sur les petites créances, de considérer l’intégration de modes amiables de règlement des conflits, d’améliorer la communication de la preuve, la gestion des instances, de renouveler les règles d’exécution des jugements, les recours extraordinaires et les règles en matière de recours collectif. Retour au texte

  14. Une nouvelle, supra note 6 à la p. 31. Retour au texte

  15. Ce texte, préparé par le professeur Jean-Guy Belley, a été repris par l’auteur dans la revue de droit de l’Université McGill : (2001) 46 R.D. McGill 317. Retour au texte

  16. Une nouvelle, supra note 6 à la p. 5. Retour au texte

  17. Rapport du Groupe de travail de l’Association du Barreau Canadien sur les systèmes de Justice civile (Association du Barreau canadien : Ottawa, 1996). Retour au texte

  18. Rapport sur la révision de la justice civile, aussi appelé Rapport Blair (Ministère du Procureur Général : Toronto, 1996) ; Rapport sur la révision de la justice civile aussi appelé Rapport Blair (Ministère du Procureur Général : Toronto, 1995). Retour au texte

  19. Access to Justice – Final Report, aussi appelé Rapport Woolf (Lord Chancellor’s Department : Londres, 1996) en ligne : <http://www.lcd.gov.uk/civil/finalfr.htm> (date d’accès : 18 juin 2002). Retour au texte

  20. Rapport du Groupe de travail sur l’accessibilité à la Justice aussi appelé Rapport Macdonald (Ministère de la Justice : Québec, 1991). Retour au texte

  21. En ligne : <http://www.justice.gouv.qc.ca/francais/publications/rapports/proc-civile-1.htm> (date d’accès : 18 juin 2002). Retour au texte

  22. L.Q. 2002, c. 7. La loi est aussi disponible, en version électronique, à la rubrique « Lois et règlements » du site des Publications du Québec, dans la section des projets de lois de la 2e session de la 36e législature : <http://publicationsduquebec.gouv.qc.ca> (date d’accès : 26 juin 2002). Retour au texte